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LA TELEPHONIE MOBILE AU CAMEROUN - 10 ANS DEJA : Historique

Dans toutes les chaumières, dans tous les bureaux, voire dans tous les coins du pays, qui d'entre nous ne l'utilise ? Cet instrument de communication qui a complètement révolutionné nos mentalités, nos habitudes etc. Que ce soit d'ordre privé ou professionnel, le téléphone mobile est devenu pour nous un « Joujou » incontournable dans nos différentes transactions et/ou activités. Les fidèles à notre ligne éditoriale se rappelleront qu'il y a quelques temps, nous leur avons consacré un dossier spécial sur les télécommunications, et dans lequel nous évoquions l'historicité du cellulaire ou téléphone mobile et de la norme GSM qui permettait son fonctionnement.

Cette fois-çi, le CMB vous plonge plutôt dans celle (l'historicité) de la téléphonie mobile au Cameroun, ceci en prélude à la célébration de la décennie de la téléphonie mobile dans notre pays.

C'est suite à la loi de Juillet 1998, relative à la libéralisation du secteur des télécommunications que l'Etat camerounais a permis l'entrée sur le marché de deux opérateurs privés de téléphonie mobile, aux côtés de l'unique opérateur national de téléphonie fixe de l'époque. En même temps, cette loi a permis également à l'Agence de Régulation des Télécommunications du Cameroun (ART) de voir le jour pour garantir et assurer la régulation, le contrôle et le suivi des activités des exploitants et opérateurs du secteur.

Sachons que l'exploitation de la téléphonie mobile s'est faite de façon progressive ; tout d'abord pour juguler le problème d'infrastructure et de restructuration du secteur, l'Etat va créer en Septembre 1998 la société publique « Cameroon Telecommunication ». Sur le marché de la téléphonie mobile, deux opérateurs utilisant la norme GSM 900 sont opérationnels. Créé en même temps que Camtel fixe en 1998, on retrouvera l'opérateur historique Camtel Mobile à ses côtés. A son début, son service se limitait dans trois villes du pays  avec une capacité de 5000 lignes mais celui-ci sera repris en Janvier 2000 par la société Mobile Telephone Networks Cameroon - MTN, filiale du groupe Sud-africain du même nom. En second lieu, on retrouvera Orange Cameroun, anciennement Société Camerounaise de Mobile, SCM Mobilis, filiale de France Telecom/ Orange qui a obtenu sa licence d'exploitation de réseau cellulaire depuis Juin 1999 et n'entrera en activité qu'en Février 2000. Après s'être retiré du fixe pour se consacrer uniquement sur le mobile, Camtel met de plus en plus un accent sur le réseau cellulaire au point d'en devenir  le troisième opérateur téléphonique camerounais derrière les deux géants privés, qui depuis qu'ils se sont installés sur le marché national se livrent une véritable guérilla marketing sans précédents. Au-delà de l'apport technologique considérable qu'ils nous ont fait valoir, ces sociétés ont su implanter une véritable culture marketing au pays par le biais de leurs actions marketing (Offre de produit, de prix, stratégie de communication etc.) Le hic a déploré dans ce secteur d'activités est la forme de concurrence déguisée pratiquée par ces derniers (Orange et MTN) étant donné leur posture monopolistique sur le marché partagée qui leur octroierait la latitude de faire de nous (Clients) ce qu'ils veulent en surenchérissant les coûts de la communication à leur gré sans tenir compte de la législation en la matière.

Tout compte fait, l'avènement de la téléphonie mobile au Cameroun a été l'un des facteurs importants de création des richesses car en plus du fait que de nombreux emplois (Directs et Indirects) seront créés, plusieurs petits métiers sous-jacents verront le jour notamment : les Call box, réparateurs sédentaires de téléphones portables etc. Il convient également de souligner que cet avènement a permis de réduire, et même de pallier à certains manquements rendant pénible l'exécution de nos transactions.

Notons enfin que l'usage de téléphone mobile est devenu criard de nos jours ; source de convoitise, d'affirmation de soi, de mensonge, tromperie et de menaces ou d'intimidations. A ce sujet, un décret ministériel a vu le jour ; lequel décret invite tous les détenteurs de cartes SIM vivant sur le territoire camerounais à se faire identifier auprès de leurs opérateurs respectifs dans l'optique d'assainir la vente illicite de ces cartes et de juguler ainsi les formes de délinquance et d'insubordination qui ont fait l'objet d'enregistrement jusqu'à ce jour.

 

BALANGWE Yannick et BAYOÏ Brice

 

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